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Vidéo et Artiste, Histoire et Animation.

 

En vidéo, surtout dans l'animation, la technique est comme le crayon. Cet outil essentiel permet à l'artiste la création de l'image qui n'existait pas, l'animation de l'objet qui n'avait pas de vie, l'étendue de l'espace sans dimension, la durée éphémère et l’instant permanent de regard, etc.


Néanmoins ce n'est pas la maîtrise technique qui crée la vidéo. Le meilleur outil peut donner le meilleur rendu, mais il peut être acquis ou appris par tous ceux qui le souhaitent. La relation subtile entre l'art et la technique concerne l'animation en particulier.


C'est l'idée de l'artiste qui crée l’œuvre. La vidéo est créée par l'artiste avec ses propres idées, personnelles au départ, puis singulières et concrètes dans la réalisation. L'idée apparaît sous forme d'histoire quand elle est vêtue du média audiovisuel : la vidéo. 


En tant que paroles, langage visuel et regard de l'artiste, l'histoire porte l'espace-temps de la vidéo et se génère en collaboration avec des éléments tels que points, lignes, plans, couleurs, mouvements, et etc.


L'espace de la vidéo est d'abord basé sur le cadre rectangulaire lumineux, qui est allumé chaque fois en différents formats, nettetés, contrastes, ou saturations. Le mouvement visible dans l'écran relie des scènes imaginables du hors-champs qui ne sont pas présentes dans le champ. Cet espace est ainsi celui de l'imagination, le monde virtuel qui n'existe pas sans fonctionnement mécanique, la scène de rêverie où apparaissent ce dont on se souvient et ce qu'on oublie.


Séparé du temps commun qui passe également dans tous les horloges, le temps de la vidéo se déroule d'une manière distincte dans le rythme propre à l’œuvre. La vie de la vidéo se crée, se montre, se débute et se termine, mais se relance ou se répète à l'infini.


L'histoire composée de ces matières est à la fois l’œuvre-vidéo elle-même, l'histoire de la vidéo, et celle de l'artiste. Donc, elle ne cesse pas. De la même manière que l'art et la technique s'inspirent et s'améliorent constamment, la vidéo, prise comme une épisode ou un souvenir, tient l'interaction permanente avec son réalisateur et son vécu influence sur les prochaines créations de lui ou de quelqu'un d'autre.


La vidéo est finalement la vie de l'artiste. Créant à partir du néant et offrant le mouvement qui fait preuve de la vie, l'animation fait vivre non seulement l'image mais le regard, les doigts, le corps et l'esprit de l'artiste.
Réaliser et apprécier une œuvre-vidéo est contempler le présent en jetant le regard vers les paysages extérieurs vus par la fenêtre dans un train roulant, se rappeler l'impression vécue dans le passé et rêver dans le noir ou le blanc profond. 

JiSun LEE, 2014/2021.

About to blush / 붉어지려 할 때에

JiSun LEE, 2020
Video, 3’33’’
Color, stereo
Original music & text in Korean by artist
16:9, digital video file

A partir du moment de réveil, la journée est remplie de lumières et d’ombres qui se croisent en permanence. Le jour passé avec tant de couleurs, je représente le temps où le ciel est sur le point de rougir.

From the moment you wake up, the day is filled with lights and shadows that constantly intersect. The day passed with so much color, I represent the time when the sky is about to blush.

La Promesse du Temps / 시간의 약속

JiSun LEE, 2020
Video, 3’50’’
Color, stereo
Original music & text in Korean by artist
16:9, digital video file

En observant les changements soudains du monde à cause du Covid-19, j’invite à regarder le temps qui ne cesse de continuer son écoulement malgré les situations telles que confinement, contrôle, arrêt, et restriction, etc.

By observing the sudden changes in the world due to Covid-19, I invite you to watch time keep flowing despite situations such as containment, control, shutdown, and restriction, etc.

Deuxième Présentation de l'Ombre (60 sec. trailer)

JiSun LEE, 2020
Video, 4’11’’
Color, stereo
Voice-over by artist in French (sub in Korean, English)
Original music & text by artist
16:9, digital video file

C’est la suite de « La première présentation de l’ombre », l’une de mes premières œuvres d’art vidéo en 2010, qui image la découverte de l’autre côté de l’identité de l’individu dans les ombres. Depuis, je travaille continuellement sur des ombres qui projettent la forme d’un être et dessinent ses mouvements à travers de nombreuses images et œuvres d’art.

This is the sequel to 'The First Presentation of the Shadow', one of my first video art works in 2010, which shows that we can discover the other side of the individual's identity through shadows. Since then, I’ve been working continuously on shadows that project the shape of a being and draw its movements throughout numerous images and art works.

Première Présentation de l'Ombre (30 sec. trailer)

JiSun LEE, 2019 version

Video, 1’45’’

Color, stereo

Voice-over in French

Original text & voice by artist

Original version 2010, new version 2019

Shadow Orchestra (30 sec. trailer)

JiSun LEE, 2019
Video, 6’02’’
Color, stereo
Original music by artist
16 : 9, digital video file

Le long du jour, le (i) et l’ombre voyagent ensemble. Lorsque la nuit tombe et que le soleil disparaît, les ombres qui éclairent l’existence des êtres disparaissent dans l’obscurité. Le (i) croit être seul avec tristesse et peur. Là, sa lumière interne s’allume et il entend les ombres. Les ombres qui se cachaient dans l’obscurité se redessinent par la lumière. Derrière la lumière viennent les ténèbres, qui se prêtent à accueillir le nouveau jour.

Along the day, the (i) and the shadow travel together. As the night comes down and the sun disappears, the shadows that shed light on the existence of beings disappear into the darkness. The (i) believes to be alone with sadness and fear. Then its internal light turns on and hears the shadows. Shadows that were hiding in the darkness for a while are drawn to the light. Behind the light come the darkness, which lends itself to the new day.

The Night Train (40 sec. trailer)

JiSun LEE, 2019
Video, 3’58’’
Color, stereo
Original music by artist
16 : 9, digital video file

Dans le noir de nuit perdue, la lumière s’approche de loin. Le train s’arrête devant le (i) pour l’emmener à sa destination qu’il ignore. Dans un Wagon vide parmi d’autres déjà pleins de passagers inconnus, le (i) a maintenant sa petite place assise. Par le fenêtre, la nuit commence déjà à s’enfiler.

In the dark of the lost night, the light approaches by far. The train stops in front of the (i) to take him to the destination that he doesn’t know.In an empty car among others already full of unknown passengers, the (i) now has his small place to be seated.
Through the window, the night is already starting to slip away.

une étoile noire (36 sec. trailer)

JiSun LEE, 2019
Video, 6’26’’
Color, stereo
Original music by artist
16 : 9, digital video file

The memory is like a star, or the opposite. A white star like the snowball which melts with the warmth of the day. The light develops in the direction that the time proposes. It dances, shines and blooms with the traces, colored of the past. Overwhelmed with memories, the star stops the time and extinguishes its light. Finally, it becomes a black star, a memory hole that keeps everything but nothing comes out, in its infinite space.

Le souvenir est comme une étoile, ou le contraire. Une étoile blanche comme la boule de neige qui se fond à la douceur du jour. La lumière se développe dans la direction que propose le temps. Elle danse, elle brille et elle fleurit avec ses traces colorées du passé. Débordée de souvenirs, l’étoile arrête le temps et éteint sa lumière. Enfin elle devient une étoile noire, un trou de mémoire qui garde tout mais dont rien ne ressort, dans son espace infini.

Forêt Noire remastered (45 sec. trailer)

JiSun LEE, Remastered in 2019
Video, 5’55’’
Color, stereo-sound
Original music composed by JiSun LEE
16:9, digital video file

Les arbres spirituels poussent un par un. Formant l’ombre de la verdure du conscient, les fins troncs et les branches fragiles se réunissent et constituent le paysage du monde inconscient. Le monde sombre mais délicatement confortable, dont même le “moi” ne peut captiver la totalité. Volant avec le vent de temps, des pensées et souvenirs s’entassent comme des feuilles tombées. Le panorama de la forêt mystérieuse se révèle secrètement par la promenade rêveuse ou imaginaire.

The spiritual trees grow one by one. Forming the shadow of the greenery of the consciousness, fine trunks and fragile branches come together and constitute the landscape of the unconscious world. The dark but gently comfortable world, even the “self” cannot capture the totality. Blowing by the wind of time, thoughts and memories pile up like fallen leaves. The panorama of the mysterious forest is secretly revealed by the dreamy or imaginary promenade.

About 1 minute of frozen moments (like now)

JiSun LEE, 2018 version

Video, 1’05’’

Color, stereo

Sound edition by artist

16:9, digital video file

Variation while waiting (56 sec. trailer)

2018

Video, 3’48’’

Black & white, stereo

Original music by artist

16:9, digital video file

Constellations (45 sec. trailer)

JiSun LEE, 2018
Video, 7’45’’
Black, white & color, stereo-sound
Original music by artist
16 : 9, digital video file

Le futur dessine, le passé teinte, le présent pointe. Les points qui se multiplient dans le temps sont dispersés comme une lumière et illuminent les ténèbres. Le présent attrape le passé, pousse le présent, tire le futur. Il s’éparpille. La constellation se dessine avec les traces stellaires des temps éparpillés. Enfin, tout présent est un présent, ici et maintenant.

Future draws, Past colors, Present points.The dots multiplying along the time break in pieces as a light and illuminate the darkness. The present catches the past, pushes the present, pulls the future. It scatters. The constellation is outlined with the stellar traces of spotted times. Finally, every present is a present, now and here.

Des Mots aux Images

JiSun LEE, 2018
Diaporama/video, 7’50’’
Color, stereo-sound
Original music by artist
16 : 9, digital video file 

Diaporama des photos et vidéos réalisées par les élèves de l’école de Tavers.
Dans le cadre de l’intervention d’artiste en cours d’arts plastiques.
Accompagnement et organisation par Sylvie Van Praët.
Intervention et direction artistique par JiSun LEE.

Diaporama conçu et réalisé par l’artiste. 

Slideshow of the photos and videos worked by students of the School of Tavers.
As part of the artist’s intervention in art class.
Accompaniment and organization by Sylvie Van Praët.
Intervention and artistic direction by JiSun LEE.
Slideshow designed and produced by the artist.

Rush3, Nowhere is Now and Here (53 sec. trailer)

JiSun LEE, 2018
Video, 9’29”
Color, stereo-sound
Voice-over in English by artist
Original text & music by artist
16 : 9, digital video file

“Je suis ici, absolument nulle part. Je suis là, où vous imaginez.”
Chacun a sa propre place dans sa vie ou même dans la vie des autres. Le corps pèse sur le sol et les pensées s’envolent dans le ciel. Néanmoins, nous cherchons toujours l’endroit où nous appartenons et nous le trouvons à peine stable et fixe. Là encore, je revisite mes pas à travers des fragments enregistrés en vidéo, couplant différentes villes qui font des échos visuels ou contextuels. 

“I’m here, absolutely nowhere. I’m there where you imagine. (…)”
Everyone has his/her own place in his/her life or even in other ones’ life. The body weighs on the ground and the thoughts fly into the sky. Nonetheless, we always ask for the place where we belong to and hardly find it stable and fixed. Here again, I revisit my steps through video-recorded fragments, coupling different towns which make visual or contextual echoes.

Diaporama (Beaugency)

JiSun LEE, 2018
Diaporama/video, 3’33’’
Color, stereo-sound
Original music by artist
16 : 9, digital video file

Ending artistic residency Ardelim 2017-2018 in Beaugency

Visage du Village (50 sec. trailer)

JiSun LEE, 2018

Video, 5’47’’

Color, stereo

Voice-over in French, original text & voice by artist

16 : 9, digital video file

En concluant les deux périodes de la résidence, je revisite les vécus à travers plusieurs séquences filmées dans des moments et endroits variables. Lisant le journal écrit à la troisième personne (de l’ombre) avec ma propre voix, je documente mes souvenirs filmés sur le territoire de Beaugency.

Concluding the two periods of the residency, I revisit the experiences through several sequences filmed in variable moments and places. Reading the diary written in the third person (shadow) with my own voice, I document my memories filmed on the territory of Beaugency.

About 1 minute of frozen moments (like now)

JiSun LEE, 2017 version

Video, 1’21’’

Color, stereo

Sound edition by artist

16:9, digital video file

And All Around Again (37 sec. trailer)

JiSun LEE, 2017
Video, 8’25’’
White, Black & Color, Stereo
Original music by artist
16 : 9, digital video file

Un point ou un trou, un trou puis un cercle.
Le cercle avec des ailes tourne grand au-dessus de la ville.
La roue comme le coeur ouvert d’une fleur éblouissante.
La flore aimant le Soleil dessine un visage du roi.
Le roi animal grandit dans la nature, qui le garde à l’oeil.
L’oeil cristal brille et allume les étoiles.
...

A point or a hole, a hole then a circle.
The circle with wings turns wide over the city.
The wheel as the open heart of a dazzling flower.
The flora loving the Sun draws a face of the king.
The animal king grows in nature, keeping it in the eye.
The crystal eye shines and lights the stars.
The stars surround the Earth twinkling at night.
...

Alive (45 sec. trailer)

JiSun LEE, 2017
Video, 6’27’’
Color, Stereo
Original music by artist
16 : 9, digital video file

L’arbre croissant, les feuilles se forment au bord de ses branches. Dessinant la constellation brillante, et le ciel s’illumine. La feuille verte qui souffle doucement dans la brise du printemps devient rouge, hochant la tête dans le vent d’automne. Les feuilles tombées sont sèches et se laissent écraser sur le sol. Le feu brûle à la frontière de la vie et de la mort. Laissant la cendre grise, le feu se cache sans faire de bruit. Le reste s’élève vers le ciel par l’air calme de l’hiver. En écho avec la saison, la vie se forme, tombe, et se relève à nouveau.

The tree growing, the leaves form at the edge of its branches. Drawing shiny constellation, and the sky brightens. The green leaf blowing gently in the spring breeze turns red, nodding in the autumn wind. Fallen leaves are dry and trampled on the ground. Fire burns at the border of life and death. Leaving the gray ash, the fire hides without making a sound. The remaining rises to the sky by the quiet air of the winter. Echoing with the season, life forms, falls and grows again.

Along to Belong

JiSun LEE, 2017
Video, 5’04” 
color, stereo-sound
Original music by artist
16 : 9, digital video file

Rush2, Dear Friends (36 sec. trailer)

JiSun LEE, 2017
Video, 5’26’’
Color, stereo-sound
Voice-over by artist in 3 versions : English, French, Korean
Original music by artist
16:9, digital video file

J’écris une lettre à des amis, anonymes, non identifiés, personne ou n’importe qui.
Quelques petits moments de pause en plein milieu de déplacements et voyages me permettent de situer où, quand, et qui je suis. La location entre-deux dilue et remet l’identité et trois langues parlées sont toutes mélangées comme elles sont adaptées à des situations variables. Tout comme si j’écrivais une carte postale, j’écris cette lettre audio-visuelle à ceux qui écouteraient.

I write a letter to friends, anonymous, unidentified, no-one, or anyone.
Little still moments in the middle of continuous movings and travelings allow me to situate where, when, and who I am. The very location of in-between confuses and relocates the identity and three spoken languages are mixed up as they are adapted for various situations. Just like sending a postcard, I write this audio-visual letter to those who would listen.

Raining Then

JiSun LEE, 2017
Reprise of Then (2012) & Animation of Rain (2017)
Video, 1’32’’
Gray scale, stereo
16 : 9, digital video file

After Snow

JiSun LEE, 2017
Video, 1’15’’
Black & white, stereo
Original music by artist
16 : 9, digital video file

Beau et Vrai (55 sec. trailer)

JiSun LEE, 2016
Video, 5’45’’
Color, stereo-sound

Original text & music by artist
16:9, digital video file

Photographier ou tourner en vidéo. Tantôt j’enregistre des traces vécues par hasard, tantôt je vis chaque moment pour enregistrer. Le souvenir figure comme une archive, qui se conserve pour témoigner la mémoire. Les scènes du monde qui se déroulent devant les yeux, les histoires qu’on ne peut jamais tout voir, les vraies situations difficiles à croire, et les vues qui semblent être d’un rêve. Le passé qui n’a pas pu disparaître demeure comme archives pour décrire une identité présente.

Taking a photo or shooting a video. Sometimes I record what happens by accident, sometimes I manage some life to record its tracks. Memory figures as an archive, which is stocked to demonstrate the memory. Scenes of the world passing in front of the eyes, stories which can not be seen entirely, real situations almost impossible, and views which seem to belong to a dream. The past that couldn’t disappear remains as archives to describe a present identity.

Rush1, Not so precious fragments, but happy involuntary memories. (60 sec. trailer)

JiSun LEE, 2016
Video, 7’40’’
Color, stereo
Original music by artist
16 : 9, digital video file

Il y a des souvenirs qui restent sans effort du conscient. À partir des éléments les plus minutieux, ils rappellent des scènes dans lesquelles se revitalisent les impressions du passé. Suivant l’ère de la photographie, on laisse les fragments du quotidien en images audio-visuelles sans valeur précieuse. Les traces du passé se présentent en mouvement, comme dans le film fantastique, devant l’écran aujourd’hui, puis s’oublient tout comme des photographies entassées dans le noir. Lorsqu’on rencontre à nouveau des choses qu’on ne considérait pas si précieuses, on retrouve des souvenirs passés, donc heureux.

There are memories that remain without conscious effort. From the minutest elements, they recall scenes in which the past impressions reborn. Following the era of photography, we leave daily fragments in audio-visual images without precious value. Traces of the past are presented in motion, as in the fantasy film, in front of the screen today, then they are forgotten just like uncountable photographs piled up in the dark. When we meet things that we didn’t consider not so precious again, we find past memories happy. 

Roundworld (30 sec. trailer)

JiSun LEE, 2015
Video, 6’40’’
Color, stereo

Original text & music by artist
16:9, digital video file

La vie de la vidéo, audio-visuelle et spatio-temporelle, se déroule avec des images rondes, circulaires, ou sphériques de toutes dimensions : la planète endormie qui se nourrit de la lumière du soleil, les petites boules de savon dont la figure se mélange aux ampoules éclairées comportant des souvenirs, les gouttes d’eau qui trempent la terre, les visages des gens qui échangent la physionomie, l’horloge mécanique, etc.

The life of video, audio-visual and spatio-temporal, takes place with round, circular or spherical images of mutiple scales : the sleeping planet fed by the sunlight, small soap balls whose shape mixes with lighted bulbs full of memories, waterdrops watering the floor where the faces of people appear and physiognomy exchanges with others, the clockwork, and so on.

Monologue Dialogué (30 sec. trailer)

JiSun LEE, 2015-2016
Video, 4’43’’
Color, stereo
Voice-over in French (voice by JiSun LEE & Marie-Karine Debono)
Voice-over in Korean (voice by Jisun LEE & Dong Won KIM)

16 : 9, digital video file

Les allumettes, avec une vie si présente et éphémère, s’enflamment puis tombent par terre jusqu’à l’extinction complète. Comme le paysage dessiné par les flammes de petites allumettes fragiles, les souvenirs brillants du passé arrosent le corps, où s’emmêlent la terre physique et le monde psychique. La lumière s’absorbe dans le noir total de l’inconscient rempli de choses oubliées.

Inflamed matches with such a present, but ephemeral life fall down on the floor until their complete extinction. As the landscape drawn by the flames of small, fragile matches, shiny memories of the past water the body, where the physical earth and the psychic world get entangled. The light is absorbed in the dark of the unconscious filled of forgotten things.

Trac(é)e (30 sec. trailer)

JiSun LEE, 2014
Video, 6’22’’
Black, white, and color, stereo

Original music by artist
16:9, digital video file

A phenomenon appears then disappears, a being exists then passes away. And here is left its track. The life continues its existence in the circulation of constant moving being and of erasure of the death. Each passage draws its mark of the past which constitutes the face of the present, which gives its place away to the future. In our night sky, we contemplate the light of stars extinguished thousands of years ago, and the black ink puts its shadow on the white paper. 

Un phénomène apparaît puis disparaît, un être existe puis passe ailleurs. Et se laisse son empreinte ici et maintenant. La vie continue d’exister dans la circulation du mouvement constant du vivant et de l’effacement du mort. Tout passage dessine sa marque passée qui constitue le visage présent, qui cède ensuite sa place au futur. Dans notre ciel nocturne, on contemple la lumière de l’étoile éteinte il y a des milliers d’années, et la feuille blanche se voit impressionner par l’ombre de l’encre noire. 

RE:TOUR (30 sec. trailer)

JiSun LEE, 2014
Video, 5’56’’
Black, white and color, stereo

Original music by artist
16 : 9, digital video file

La mémoire vécue de manière consciente ou inconsciente, sa dynamique que l’on peut nommer ‘le mécanisme de la mémoire’, crée un mouvement de va-et-vient entre les souvenirs et les oublis, un façonnage mental et psychique. L’homme se trouve dans le circuit permanent de la perception de la mémoire et se situe dans le flux temporel entre le passé et le présent jusqu’à visualiser le futur de la vie courante. Après avoir fait une tour de mémoire en longeant le chemin le plus intime et mystérieux, l’homme revient au mécanisme du conscient, son secret palais psychique.

Memory consciously or unconsciously experienced, its dynamic that we may call ‘the mechanism of the memory’, creates a coming and going movement between souvenirs and forgetfulness, a mental and psychic shaping. Human finds oneself in permanent circle of the memory perception and places the self in the temporal flow between the past and the present until picturing the future of the running life. After a round trip of the memory along the most intimate and mysterious paths, one comes back to the mechanism of consciousness, one’s secret mind palace. 

NOON (30 sec. trailer)

JiSun LEE, 2014
Video, 6’43’’
Black, white and color, stereo

Original music & text by artist
16 : 9, digital video file

Un mot n’existe pas seul. Alors qu’un mot connu nous montre ce qu’il signifie et dans quel contexte il appartient, un mot inconnu reste dans sa forme graphique dont le sens disparaît complètement. Le mot qui se prononce /nu : n/, désigne un certain moment du jour évoquant le soleil le plus fort pour certaines personnes, un œil rond ou un paysage hivernal rempli de neige pour d’autres, ou bien quelque chose auquel je n’ai jamais pensé pour d’autres encore.

A word doesn’t exist alone. While a known word shows us what it means and where it belongs in verbal expressions, an unknown word remains in its graphic figure whose definition is completely invisible. The word which sounds /nu : n/, means a certain moment of daytime evoking the strongest sunshine for some people, a perfectly round eye or a winter landscape covered in snow for others, or something that I’ve never linked to for still others.

Timeworld (30 sec. trailer)

JiSun LEE, 2013
Video, 3’16’’
Black and white, stereo

Original music by artist
16:9, digital video file

The present, it’s an attitude influenced by the past and an action towards the future. What we perceive in present moment becomes a sort of past images. While the body points the present in general time, we see past images again which show themselves at wished or unexpected moments, and live through past perceptions or their souvenirs that change forms endlessly.

Le présent, c’est une attitude influencée par le passé et une action vis-à-vis de l’avenir. Tout ce qu’on perçoit à l’état présent devient une sorte d’images du passé. Tandis que le corps pointe le présent dans le temps général, on revoit les images du passé qui se manifestent aux moments souhaités ou inattendus,  et revit les perceptions du passé ou les souvenirs de ces perceptions dont la forme se transforme sans arrêt.

Textworld

JiSun LEE, 2012
Video, 4’22’’
Black and white, stereo

Sound edition by artist
16 : 9, digital video file

L / O

JiSun LEE, 2011
Video, 2’05’’
Black and white, silent
16:9, digital video file

white, white frame, light, void, stop, debut, waiting, point, black point, trace, appearance, start, launching, departure, point of view, center, line, above, development, orientation, direction, stroke, view, animation, imagination, memory, drawing, movement, camera, traveling, travel, plan, camp, area, dive, high-angle, zoom in, detail, material, matter, surface, pixel, interior, dark, black, gray, road, night, lost, advancement, scale, change, swing, stop, exterior, under, horizontal line, disappearance, forgetting, distance, remoteness, open, overture, perspective, landscape, end.

blanc, cadre blanc, lumière, vide, arrêt, début, attente, point, point noir, trace, apparition, commencement, lancement, départ, point de vue, centre, ligne, dessus, développement, orientation, direction, trait, vue, animation, imagination, mémoire, dessin, mouvement, caméra, traveling, voyage, plan, champ, plongée, zoom in, détail, matière, surface, pixelisation, intérieur, sombre, noir, gris, rue, nuit, perte, avancement, échelle, changement, basculement, arrêt, extérieur, dessous, ligne horizontale, disparition, oubli, éloignement, ouverture, perspective, paysage, fin.

Lens

JiSun LEE, 2011
Video, 1’06’’
Color, stereo-sound

Sound edition by artist
16:9, digital video file

Creation with Joy Prudent (for performance), in workshop « Performance & Video », directed by SounGui KIM and DongGu YUN.

Réalisation avec Joy Prudent (performance), dans le cadre du workshop « Performance & Vidéo », dirigé par SounGui KIM et DongGu YUN

Je te vois, ma.

JiSun LEE, 2010
Video, 1’48’’
Color, silent
16:9, digital video file

With a small time difference, two images never get synchronized and flow in different phases until the end, until the disappearance. Photography, a way of making and conserving images is a reproduction of one’s face in which we perceive the person in delicate and secret way.

Avec un petit décalage du temps, les deux images ne se rencontrent jamais et flottent en déphasage jusqu’à la fin, donc à la disparition de l’image. La photographie, un moyen de réalisation et de conservation de l’image est une reproduction de son visage, dans laquelle on perçoit la personne, de manière délicate et secrète.

Eclipse

JiSun LEE, 2010
Video, 50’’
Gray scale, silent

Collaboration with Jay LEE, Manon LIGEROT
16 : 9, digital video file

Réalisation avec JiYoung LEE et Manon LEGEROT, 
dans le cadre du workshop « PAS D’IMAGE » (Le Pas Rythme Le Visible Et L’invisible),
dirigé par SounGui KIM et Patrick BOKANOWSKI.

Creation with JiYoung LEE and Manon LIGEROT, 
in workshop « pas d’image (no image or step of image) » (the step, rhythm, the visible and the invisible), 
directed by SounGui KIM and Patrick BOKANOWSKI.

Il y a une vie intérieure.

JiSun LEE, 2010
Video, 1’14’’
Grey scale, stereo

Sound edition by artist
16 : 9, digital video file

Première présentation de l'ombre

JiSun LEE, 2010
Video, 1’29’’
Color, stereo
Voice-over in French by artist

Original text by artist

Sound edition by artist
16 : 9, digital video file

BACK (30 sec. trailer)

JiSun LEE, 2012
Video, 3’23’’
Color (monotone), stereo

Sound edition by artist
16:9, digital video file

Inside, ignoring the wind blowing up there in every direction, the world stays calm. As deep as long, we only see reflected blue which runs continuously in one direction that never changes. A rock is thrown by there into such dense march, into the river by that I walk along. I stopped in front of the flow look at those travelers who come and leave, who pass. Thrown stone doesn’t get swallowed but received into the world where all get together. Light knocks on the wall full of opened windows.

Dedans, ignorant le vent soufflant dans toutes les directions là-haut, le monde reste calme. Aussi profond que long, on ne voit que le bleu réfléchi qui s’écoule sans arrêt dans une direction qui ne change pas. La pierre se jette par là à ce défilé dense, au fleuve le long duquel je marche. Moi arrêté devant le courant regarde les voyageurs qui viennent et partent, qui passent. La pierre jetée ne se fait pas avaler mais accueillir dans le monde où tout s’accumule. Un petit frappement au mur plein de fenêtres ouvertes.

Vue

JiSun LEE, 2010
Video, 1’08’’
Color, stéréo-sound

Sound edition by artist
16 : 9, digital video file

유사화효가행

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