i : n motion >

À la recherche du « i » qui n’a jamais été perdu.

 

(i)dentité, (i)ndividu, (i)ci, (i)nconnu, (i)nattendu, (i)ntérieur, (i)noubliable, (i)nvisible, (i)tinéraire, (i)mpression, etc.

 

Réduit ou symbolisé par la neuvième lettre de l’alphabet, en minuscule de préférence pour sa forme qui ressemble à l’homme debout (le point = la tête au-dessus d’une ligne verticale = le corps), l’artiste est le sujet et l’objet de ses réflexions et pratiques artistiques. Avant de poser la question pour la recherche du (i), il faut la formuler : Qu’est-ce (i) ? Qui est (i) ? ou encore, où est (i) ?

Touchant des médias de natures et techniques multiples, le (i), le 'je' de l’artiste ou le protagoniste que (j)’observe, apparaît en permanence dans les œuvres multiformes et multidimensionnelles : La main pointe un lieu et un moment précis, les silhouettes inconnues se baladent dans les paysages étrangers, les personnages anonymes s’animent en animant une ville imaginaire, etc.

Je capture un moment, un élément, une personne ou un mouvement, un détail, un lieu, un mot ou un souvenir qui souhaite perdurer comme le présent éternel. Le dessin me permet de densifier une couche de mémoire tracée, le texte fait écho avec la voix qui s’adresse aux oreilles de l’autrui, la photo soutient la mémoire fragile, la musique invite une âme à se plonger dans son émotion pensive, enfin la vidéo réunit des vécus fragmentés dans des séquences qui prétendent une vie.

 

Ces éléments audio-visuels et ces relevés spatio-temporels provenant de chaque moment et lieu différent se relient de manière tantôt linéaire, tantôt circulaire. Les fragments de la vie de l’artiste se jointent avec ceux du monde environnant, les incidents involontaires de la société incitent des événements volontaires et les visions individuelles s’étalent sur la perspective universelle. Une œuvre se compose de ces rencontres artistiques et mécaniques à partir des vécus physiques et intellectuels de l’artiste qui cherche à comprendre une page de l’histoire courante, et s’acharne à partager cette page qu’il/elle recompose avec son langage créatif. L’artiste se situe dans un certain espace-temps par le biais de son art qui s’affirme lors de la découverte par le public.

 

Revenant à la question du (i), pourquoi chercher et encore rechercher le (i) qui n’a jamais été perdu ? Tout simplement, c’est parce que le (i) est le sujet, la personne, la pensée et la vie de l’artiste. L’artiste se définit comme observateur du monde étranger, créateur de l’imagerie créative, ouvrier du temps retiré, manipulateur de l’espace limité, chercheur du moi inconnu, qui a du potentiel de devenir le moi de l’artiste, le soi du public.

JiSun LEE, 2019.

i : n attendu (33 sec. trailer)

JiSun LEE, 2019

Video, 3’09’’

Black&white, stereo

Original music by artist

16 : 9, digital video file

De la naissance à la mort, nous rencontrons d’innombrables hasards conduits par la nature ou joués par le destin. Découverte ou invention, perte et retrouvaille, rencontre croisée ou marche parallèle, émotion amoureuse et motivation impulsive… Les hasards s’alignent sur le chemin, en attendant discrètement nos pas. Alors que le (i) cherchait son ombre perdue, l’ombre était toujours là. Elle attendait dans son silence le moment où se relèvera le jour qui seul projetterait l’ombre devant les yeux du (i).

From birth to death, we encounter countless accidents led by nature or played by fate. Discovery or invention, loss and reunion, cross-match or parallel walk, love emotion and impulsive motivation... Hazards are lined up on the way, waiting quietly for our steps. Though the (i) was searching for his lost shadow, the shadow has never been elsewhere. She was waiting in the silence for the moment when the day would come up which alone would project the shadow before the eyes of the (i).

i : the other (41 sec. trailer)

JiSun LEE, 2019

Video, 6’11’’

Color, stereo

Original music by artist

16 : 9, digital video file

Après sa visite à la forêt noire, son propre univers inconscient, le (i) revoit le jour. Le jour lui donne le chemin éclairé d’une lumière blanche. Il est accompagné de son ombre pour le long trajet. Le (i) et l’ombre sont à la fois identiques et ignorants l’un et l’autre. Ils se comprennent petit à petit au cours du trajet à la recherche du soi. Cependant, la nuit arrive et la lumière s’affaiblit. Le chemin effacé et l’ombre disparue, le (i) se croit encore seul. Pourtant, l’ombre est toujours là. Elle se prête au ciel de nuit en allumant son étoile au-dessus du (i).

After the visit to the black forest, his own unconscious universe, (i) is back in the day. The day gives him the path lit by a white light. He is accompanied by his shadow for the long journey. The (i) and the shadow are both identical and ignorant of each other. They understand each other little by little during the journey in search of the self. However, the night comes and the light weakens. The path erased and the shadow disappeared, the (i) believes alone again. Yet, the shadow is still there. She lends herself to the night sky in lighting her star above the (i).

i : n to (50 sec. trailer)

JiSun LEE, 2019

Video, 7’28’’

Color, stereo

Original music by artist

16 : 9, digital video file

Bourré de couleurs, bruits et de gens, le monde est si plein. Le (i) se retrouve dans la foule. Inconnus et anonymes, les gens ne sont que des ombres sans couleur ni visage. Sa propre ombre perdue dans la forêt d’ombres des autres, le (i) suit la petite lumière qui le guide à son intérieur. Les yeux fermés, le (i) repart pour retrouver son ombre cachée dans le monde le plus intime et sombre, son univers inconscient.

Packed with colors, noises and people, the world is so full. The (i) is in the crowd. Unknown and anonymous, people are just shadows with no color or face. His own shadow lost in the shadows of others, the (i) follows the little light that guides him inside of himself. The eyes closed, (i) leaves to find his hidden shadow in the most intimate and dark world, his unconscious universe.

First i series remastered

JiSun LEE, 2019

Video, 3’

Color, stereo

Original music by artist

16 : 9, digital video file

  • « i : one » - JiSun LEE, 2010, video, 1’24’’, color, stereo (sound edition by artist, voice by artist)

  • « i : alone » - JiSun LEE, 2010, video, 1’26’’, color, stereo (sound edition by artist, music made by Jun-Seok Ji)

  • « i : none » - JiSun LEE, 2010, video, 1’08’’, color, silent

  • « i : gone » - JiSun LEE, 2010, video, 1’18’’, gray scale, stereo (sound edition by artist)

i : m home (40 sec. trailer)

JiSun LEE, 2018

Video, 4’15’’

Color, stereo

Drawing, installation, camera by artist

Voice-over in French by artist

Original text & music by artist

16 : 9, digital video file

"Je suis née chez moi.

J’avais toujours chez moi.

C’était plutôt chez nous.

Nous y sommes restés longtemps.

Nous avons quitté notre premier chez nous.

..."

"I was born home.

I’ve always got home.

It was rather our home.

We stayed there for a long while.

We first left our home.

..."

i : n Beaugency (50 sec. trailer)

JiSun LEE, 2018

Video, 7’04’’

Color, stereo

Music : Les Voix du Silence, composed by EuLa LEE (for Piano) & MinHee LEE (for Flute & live performance) / Additional music & sound edition by artist

16 : 9, digital video file

Au cours des vagues du temps, le (i) arrive dans une ville. Dans des rues inconnues, l’ombre se perd, s’erre à la  recherche de son propre visage et ses couleurs oubliées. Ce lieu donné, qui aurait pu rester non connu, se révèle petit à petit face aux yeux du (i) en lui ajoutant des points colorés. Enfin, le (i) se donne des lieux parmi les habitants-animateurs de la ville, et se remet dans le courant temporel pour le voyage suivant.

In the waves of time, the (i) arrives in a town. In unknown streets, the shadow gets lost, wanders in search of its own face and its forgotten colors. This given place, which could have remained unknown, is revealed little by little in the eyes of the (i) by adding colored drops to it. Finally, the (i) gives itself places among the residents-animators of the town, and goes back to the flow of the time for the following trip.

i : !

JiSun LEE, 2017

Video, 1’10’’

Color, stereo

Original music created by artist

16:9, digital video file

i : no any so many (60 sec. trailer)

JiSun LEE, 2017

Video, 9’39’’

Color, stereo

Music : “Centered Agony”, gayageum solo interpreted by Go-Eun KIM

16:9, digital video file

Le corps et son ombre se tiennent comme des compagnons. Différentes silhouettes humaines, chacune tracée par sa propre chronologie, flottent dans le temps partagé du monde. Représentant tout le monde que nous pouvons voir, personne ne fait personne de la manière dont il reflète tout.

The body and its shadow stand together like companions. Different human silhouettes, each one traced by its own timelines, are floating in shared time of the world. Representing everyone we may see, no one makes anyone in the way it reflects all.

HORiZON (40 sec. trailer)

JiSun LEE, 2017

Video, 6’07”

Black, white & gray scale, stereo

Original music by artist

16 : 9, digital video file

L’horizon est avant tout un trait, une ligne tracée devant nos yeux, visible et évidente. Cependant c’est un trait qu’on ne peut pas aborder, qui garde toujours une distance lointaine devant nous. C’était l’image qui m’était la plus intéressante de l’horizon. C’est une ligne droite tracée dans le paysage, mais qui ne laisse pas de véritable trace et qui est en mouvement permanent dont on ne peut pas s’apercevoir.

The horizon is a stroke, drawn in front of our eyes, visible and obvious. However it is the line which we cannot approach, which always keeps a distance in front of us. It is an image similar to time, which seems to move in an one-way but who allows uncountable roundtrips by the memory process.

i : n hand (a hand-made day) (33 sec. trailer)

2016

Video, 7’10’’

Color, stereo

Original music by artist

16:9, digital video file

Après une durée d’immobilité durant le sommeil, la main se réveille au même moment que le cerveau. Contrôlant la paire de cinq doigts, les travailleurs les plus fidèles, les mains m’accompagnent dans toutes les actions, de petits signes à grandes décisions, avec des dispositifs analogiques ou digitaux, au quotidien ainsi qu’au travail. Une journée est minutieusement remplie de mouvements, de déplacements, et enfin de manipulations de toutes sortes de dimension qu’on peut prendre en main.

After a still moment of sleeping, the hand wakes up with the brain. Controlling the pair of five fingers, the most loyal workers, hands follow me in every single action I make, from small gestures to big decisions, with analogue or digital tools, in daily life as well as in work. A day is carefully filled of movements, of trips, and finally of manipulations of all ranges that we can take in hand.

i : remind (30 sec. trailer)

JiSun LEE, 2015

Video, 5’44’’

Color, stereo

Original music by artist

16 : 9, digital video file

Je lis.

Je lis des mots, des phrases, des textes des autres. D’autres gens encore vivants ou morts, d’autres époques, d’autres moments, d’autres âges, d’autres milieux, d’autres pays, d’autres mondes. Je lis leurs mots, leurs pensées, leurs langages et leurs écritures.

...

I read.

I read words, phrases, texts of others.  Of other people still alive or dead, other epochs, other moments, other ages, other places, other countries, other worlds. I read their words, their thoughts, their languages and their writings.

...

i : n the story (30 sec. trailer)

JiSun LEE, 2015

Video, 4’36’’

Color, stereo

Sound effect, Original text & Voice-over in English by artist

16 : 9, digital video file

La main tourne la page du livre vide où un mot apparaît et se transforme en d’autres mots. Une figure humaine en papier découpé se dresse debout sur les pages vierges et l’histoire sans histoire commence avec une narration automatique de la voix-off…

A hand turns the pages of an empty book where a word appears and transforms in other words. A paper cut human figure stands on the blank pages and the story of no-story starts with an automatic narration of the voice…

i : n train (30 sec. trailer)

JiSun LEE, 2014

Video, 5’15’’

Color, stereo

Original music by artist

16 : 9, digital video file

Un voyage dans le train, la suite d’êtres animés ou de choses formant un ensemble. L’un est assis immobile dans le train roulant à la destination – la station de départ et d’arrivée ainsi que les arrêts et les points passés. Le temps et l’espace coulent dans les sens différents et le train courts le long du chemin de fer, lié et agencé à l’infini. Contemplant les séquences rapides par la fenêtre dans le train, l’un rencontre (i), le soi et son ombre. 

A journey in the train, a series of connected rooms and events. The one is seated still in the train riding to the destination - departure and arrival stations as well as stops and passing points. Time and space flow in different directions and the train runs on the railway webbed and connected endlessly. Watching sequences passing rapidly by the window in the train, the one meets (i), the self and its shadow. Then one starts to follow his/her train of thoughts. 

i : n out (30 sec. trailer)

JiSun LEE, 2013

Video, 4’07’’

Color, stereo

Original music by artist

16 : 9, digital video file

Le monde petit, ignoré ou abandonné. Les coins qui sont visités par les petites créatures comme les insectes, se redécouvrent et se révèlent par des ombres. La dimension se perturbe dans le gros plan de la vidéo, et le bonhomme voyage dans le travelling de la caméra. Le (i) est à l’intérieur ou à l’extérieur de chez soi, dans son monde, ou dehors. L’œil de la caméra zoome sur le chemin où le (i) continue à marcher, dévoile ses voies secrètes au grand jour.

A small world, forgotten or abandoned. Corners which are visited by little creatures like insects are rediscovered and revealed by shadows. The scale is confused in close-up of the video, human figures make a journey in camera travelling. The (i) is inside or outside of the home, in its world and out of doors. Camera eye zooms in the ways the (i) walks on, brings out its secret paths into the open.

i : letter (30 sec. trailer)

JiSun LEE, 2013

Video, 3’23’’

Color, stereo

Original text & Voice-over in English by artist

16 : 9, digital video file

Les gens inconnus et anonymes font des bruits à l'extérieur et réveillent le (i) qui dormait dans sa chambre. Le réveil inattendu en pleine nuit le motive à écrire et le (i) commence à décrire cette scène à la fois réelle et imaginée d'après les bruits entendus par la fenêtre. Les lettres écrites sur le papier s'animent puis s'envolent dans l'air. Le réveil de nuit est réel mais il paraît comme une rêverie, dans un endroit ailleurs et dans un moment à part.

Unknown people make some noises outside and wake up the (i) who was asleep in the bedroom. Awake unexpectedly in the dark night, the (i) gets motivated to write about those noises heard through the window, and starts to describe the scene which seems to be real and imaginary at the same time. Written letters on the paper are animated then fly away in the air. The scene, experienced in real, feels like a dream, of elsewhere and of a moment aside.

i : Dream (30 sec. trailer)

JiSun LEE, 2013

Video, 3’08’’

Black and white, stereo

Original music by artist

16 : 9, digital video file

Le rêve vient de partout, de tous les temps, de toutes les réserves physiques et psychiques de notre corps. Le rêve est en permanence. Les yeux ouverts, je rêve l'avenir et les yeux fermés, je rêve le passé. Après un mélange secret des éléments imaginés et imaginables, je me retrouve dans une succession des images qui se manifestent dans tous les sens. Le moment de rêver est un temps concentré, un autre temps, ou un non-temps (timeless time).

Dream comes from every-where, from any-when, from all physical and psychological reserves of our body. Dream is all the times. With opened eyes, I dream the future and with closed eyes, I dream the past. After a secret mix of imagined and imaginable elements, I find myself in a succession of images which are shown every-how. Dreaming moment is a concentrated time, another time, or a timeless time. In the dream is made a nocturne theatre where a spontaneous self-portrait is drawn.

i : home (30 sec. trailer)

JiSun LEE, 2013

Video, 3’51’’

Gray scale, stereo

Original music by artist

16 : 9, digital video file

Le long du travelling de la caméra sur la photographie, les silhouettes et les ombres humaines se révèlent, s’animent et se trouvent leur propre place dans une maison. Les sons musicaux s’ajoutent au fur et à mesure, accompagnés des bruits du quotidien et créent une (con)fusion entre la rêverie et le quotidien...

As the camera travels over the photograph, human silhouettes and shadows reveal themselves, come to life and find their own place in a house. The musical sounds are added over time, accompanied by everyday noises and create a (con)fusion between daydreaming and everyday life ...

i : remember (English version)

JiSun LEE, 2011

Video, 2’26’’

Color, stereo

Original text & Voice-over in English & Korean by artist

16 : 9, digital video file

Dans le brouillard, le visage d’un homme apparaît et s’efface tache après tache. Les images partiellement effacées et superposées avec d’autres animent et transforment lentement le visage pendant que la voix rythme des phrases dont chaque fin s’enchaîne dans la suivante...

One remembers, tells his/her memory where he builds shelter and lives in. The monologue of the face creates another one appropriate to the spectator, allowing an intimate dialogue between viewer and drawn face, between a being and an image, between (i) and someone else, and finally between present and past.

i : move on

JiSun LEE, 2011

Video, 1'40''

Color, stereo

Sound by artist

16 : 9, digital video file

Une feuille de papier à dessin devient l’espace pour et par les personnages dessinés dessus, animés grâce au montage informatique. Le cadre rectangulaire, le champ à la fois ouvert et fermé de la vidéo se remplit par les images et leurs différents dispositifs matériels utilisés qui se jouent dedans.

A sheet if drawing paper becomes the space for and by drawn figures, animated of graphic montage on computer. The rectangular frame, wildly opening but limited field at the same time, is fulfilled of images and their different matters performing together inside.

i : gone

JiSun LEE, 2010

Video, 1'18''

Gray scale, stereo

Sound by artist

16 : 9, digital video file

La répétition du même personnage et de son action anime la vidéo. Ce trajet continu sans fin reflète celui de notre vie courante dans laquelle le temps coule sans arrêt et l’espace s’étend sans fin. Le trajet d’hier n’est pas le même aujourd’hui malgré la répétition des mêmes affaires.

Repetition of the same human character and its walks animate the video. This continuous journey reflects that of our running life where time flows non-stop and space gets farther endlessly. Yesterday’s journey is not the same today despite the repetition of the same things.

i : none

JiSun LEE, 2010

Video, 1'08''

Color, silent

16 : 9, digital video file

Un anonyme dont on ne connaît pas le corps montre une recherche du soi-même, plus précisément l’échec de cette recherche. L’ombre joue entre l’absence et la présence du corps, qui sous-entend l’existence.  Mais elle n’est qu’une projection du corps, qui n’a pas de substance, ni visage ni couleur. Il tente d’éclairer l’espace, mais ce qu’il trouve n’est que ses ombres projetées, autant multipliées que les lumières éclairées. C’est aussi la projection à l’intérieur de nous-mêmes. Sans besoin de nous situer dans un monde extérieur, nous nous mettons à un endroit de nos histoires personnelles.

An anonymous of whom we don’t know the body shows a research of him/herself, more precisely its failure. The shadow plays between absence and presence of the body, implying its existence. But it’s only a projection of the body, without any substance, face, color, etc. One tries to enlighten the space, however, what he/she finds is only projected shadows, as much multiplied as the lights turned on. It’s also the projection inside of us. No need to situate us in an exterior world, we put ourselves in a certain place of our own stories.

i : alone

JiSun LEE, 2010

Video, 1'26''

Color, stereo

Music composed by Junseok JI, edited by JiSun LEE

16 : 9, digital video file

La lumière permet la vision des choses et l’ombre renforce leur existence.  Toujours en mouvement, l’ombre reporte notre silhouette dans une surface qui  ne montre ni visage, ni émotion. Néanmoins chacun peut voir les histoires cachées derrière son ombre. Si l’on se voit en vis-à-vis dans le miroir, on se retrouve dans l’ombre à côté.

The light enables the vision of things and the shadow accentuates their existence. All in permanent movement, shadow puts our silhouette on a surface which don’t show neither face nor emotion. Nevertheless, one who has his/her shadow sees stories hidden behind. If one sees him/herself in front of the mirror, one finds in the shadow right next to him/her. 

i : one

JiSun LEE, 2010

Video, 1'24''

Color, Black & white, stereo

Sound by artist

16 : 9, digital video file

Le Moi, unité de l’ensemble de toute variété, l’individu, aussi un être humain indivisible. On est de multiples aspects qui fonctionnent différemment d’un instant à l’autre et tous ces aspects se réunissent pour que je sois moi. Le (i) dans la bande sonore, précisant déjà le sujet, ouvre toutes les possibilités pour la suite.

I, unity of all varieties, an individual, also an indivisible human being.
We are of multiple aspects which function differently in every moment and all those aspects get together to make one a self. The (i) of the sound, precising speaking subject, opens all possibilities to follow up.

유사화효가행

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